« Le podologue au cœur de l'orientation thérapeutique »
Présidence du Comité Scientifique
Le comité scientifique sera présidé par Célia Dendale, pédicure-podologue diplômée, doctorante et praticienne engagée au sein de l’AP-HP. Son parcours alliant pratique clinique, recherche et enseignement illustre parfaitement la dimension scientifique et pluridisciplinaire que souhaite insuffler la FNP à cette prochaine édition.
Un programme scientifique au cœur des pratiques cliniques
Les pathologies chroniques ouvriront les échanges avec une intervention de Paul Thiry, kinésithérapeute et docteur en sciences, qui abordera la question centrale des lombalgies et des critères d’orientation pour une prise en charge adaptée.
La prise en charge des pathologies cutanées et unguéales sera mise en lumière par Delphine Grange Pellazza, pédicure-podologue, qui rappellera l’importance du prélèvement dans le diagnostic et le suivi des mycoses unguéales.
En pédiatrie, Anne-Laure Simon, chirurgien orthopédiste, présentera les signes cliniques à ne pas manquer chez l’enfant en orthopédie et neuro-orthopédie.
Marion Millot, kinésithérapeute, et Nicolas Couvelard, pédicure-podologue, montreront quant à eux l’apport de l’analyse quantifiée de la marche dans l’orientation et la prise en charge des cas complexes en podologie.
Les thématiques de neurologie et des troubles du développement seront abordées par Louis Dufour, neurologue, autour de l’orientation du patient en neurologie,
ainsi que par Sarah Boulcourt, kinésithérapeute et doctorante, qui présentera le bilan du patient neurologique. Laetitia Fradet, professeure des universités, apportera un éclairage scientifique sur la marche des enfants présentant des troubles du spectre de l’autisme.
L’oncologie fera également partie du programme, avec une intervention conjointe de Hédi Chabanol, pédicure-podologue et doctorante, et d’Olivier Huillard, oncologue, consacrée aux effets secondaires des chimiothérapies et à leurs répercussions podologiques.
Enfin, la prise en charge du sportif sera développée par Marie-Adélaïde, pédicure-podologue et docteure en sciences, qui soulignera le rôle du chaussant dans la prise en charge du sportif, et par Jean-Philippe Viseu, pédicure-podologue et docteur en sciences, qui partagera son expertise sur l’accompagnement et l’orientation du rugbyman de haut niveau en podologie.
« La podologie est une profession au carrefour de nombreux domaines médicaux, et c’est en croisant les regards et les pratiques que nous améliorons réellement la prise en charge des patients. »
Interview Célia Dendale présidente du comité scientifique des Entretiens de Podologie 2026
Pouvez-vous nous parler de votre parcours en podologie et de ce qui vous a conduite à votre spécialisation actuelle ?
Après l’obtention de mon diplôme d’État de pédicurie-podologie, la pratique clinique a très vite soulevé pas mal de questions : comment objectiver ce que j’observe au quotidien ? Comment améliorer mes prises en charge au-delà de la seule intuition clinique ? J’avais envie de continuer à creuser ces questions, ce qui m’a amenée à me lancer dans un master en sciences du mouvement.
J’ai ensuite eu la chance d’intégrer la plateforme d’analyse de la marche de l’hôpital Robert-Debré. J’y ai découvert une façon de travailler avec laquelle j’ai tout de suite accroché : placer l’analyse quantifiée du mouvement au cœur de la prise en charge, mesurer, tester et ne jamais hésiter à tout remettre en question. J’y ai également découvert un travail véritablement pluridisciplinaire, réunissant médecins, chirurgiens et kinésithérapeutes autour de prises en charge en neuro-orthopédie et en orthopédie pédiatrique.
Dans la continuité, j’ai commencé une thèse au sein des Arts et Métiers, autour de l’apport des méthodes d’analyse du mouvement sans marqueurs dans l’examen fonctionnel de patients présentant une scoliose idiopathique.
Aujourd’hui, ce projet reflète ma vision d’un travail à l’interface entre la clinique et l’ingénierie, avec des problématiques toujours centrées sur les patients.
Qu’est-ce qui vous a motivée à accepter la présidence du comité scientifique des Entretiens de Podologie cette année ?
Ce qui m’a particulièrement motivée, c’est l’ambition d’un congrès véritablement pluridisciplinaire. C’est une belle occasion de croiser les regards, d’échanger avec des professionnels aux parcours variés, et de mettre en avant des profils qui enrichissent les réflexions et contribuent à faire progresser notre profession.
Quels seront les principaux thèmes abordés lors des Entretiens de Podologie 2026 ?
Y a-t-il des sujets innovants ou émergents que vous souhaitez mettre en avant ?
Je souhaite avant tout mettre en lumière la belle diversité de notre métier. Notre profession est extrêmement vaste, à la croisée de nombreux domaines médicaux. Cette diversité est passionnante, mais elle est aussi exigeante en termes de connaissances et de qualité de prise en charge.
Les thématiques abordées reflèteront au mieux cette richesse, avec également un intérêt porté sur la quantification du mouvement et les retours cliniques d’expérience.
Comment se déroule le processus de sélection des intervenants et quelles qualités recherchez-vous chez eux ?
La plupart des intervenants ont un domaine d’expertise précis. Certains profils sont plus orientés vers la recherche, d’autres davantage vers la clinique. Ce qui compte, à mon avis, c’est la capacité à transmettre, à partager une réflexion critique et à faire le lien entre savoirs théoriques et applications concrètes pour le pédicure-podologue.
Quels sont, selon vous, les objectifs majeurs de ces Entretiens et quel impact espérez-vous pour les participants et pour la profession ?
L’objectif principal est d’offrir une vision plus pluridisciplinaire de la podologie. Même si notre profession est majoritairement exercée en libéral, il est essentiel de rappeler que l’on va plus loin en échangeant, en collaborant, en confrontant nos pratiques et nos connaissances. J’espère que les participants repartiront avec des idées et une envie de s’ouvrir davantage aux confrères et aux autres professionnels.
Selon vous, quelles sont les grandes évolutions ou tendances à venir dans la podologie que les praticiens doivent connaître ?
Selon moi, l’une des évolutions majeures réside dans l’essor de la recherche scientifique en podologie, accompagné de l’intégration de la quantification et des outils de mesure accessibles. La démarche fondée sur les preuves n’exclut absolument pas le praticien ; au contraire, elle valorise son raisonnement clinique et son rôle central dans l’accompagnement du patient.
Exposant ?
Réservez vos options
Vous êtes exposant aux Entretiens de Podologie 2026 ?
Réservez dès maintenant toutes vos options et venez l’esprit tranquille !





